Evidemment, on ne se refait pas et mon état d’universitaire, même à la retraite, veut que je m’intéresse passionnément aux questions d’éducation.
J’ai assisté, navrée et impuissante, à la baisse du niveau de notre enseignement dont les étudiants paient l’addition lorsqu’ils sont à l’Université, faute de bases solides, d’où 73% de taux d’échec en moyenne à la fin de la première année. Depuis des décennies, étudiants et professeurs vivent dans le rêve et l’illusion et qui ose le dénoncer passe un dangereux réactionnaire. Croyez-moi, je sais de quoi je parle car j’ai bien connu cette gauche irresponsable et toute puissante dans l’Education nationale. La gauche des IUFM qui ont pourri la formation des maîtres, la gauche qui dénonce l’entreprise, la gauche qui prône un égalitarisme source de toutes les plus grandes inégalités…
Alors face à cette situation dont la réalité se traduit par des classements désastreux de notre système éducatif sur le plan international, un ministre courageux, Xavier Darcos tente une vraie réforme, de bon sens et d’économie qui ne sacrifie pas le système éducatif mais au contraire revient à quelques fondamentaux de l’instruction à l’école primaire notamment: lire, écrire, compter.
J’ai regardé d’un œil critique ces défilés de lycéens soudain tellement soucieux de défendre leurs enseignants alors qu’ils se soucient peu des problèmes professionnels de leurs parents. L’attitude de ces professeurs qui ont bourré le crâne de leurs élèves de clichés faux est scandaleuse. Il est bien confortable et moins onéreux d’envoyer ses élèves dans la rue plutôt que de défiler soi-même. Beaucoup de lycéens ont reconnu être envoyés par leurs professeurs et ne même pas comprendre les textes des panneaux qu’ils brandissaient. Des textes concoctés par les syndicats, dévidant le même discours depuis 30 ans, avec de jeunes porte-paroles nourris à la blédine du PS et peu représentatifs de la majorité…Et finalement bien peu de revendications de leur âge, concernant les vrais problèmes de nos lycéens : lacunes, orientation, information, débouchés… Les fédérations de militants adultes ont exploité lâchement la peur de l’avenir des lycéens face à l’avenir…
Des chiffres à méditer
23000 professeurs ne voient jamais un élève
40000 élèves en moins à la rentrée 2008 (145000 perdus depuis 2005)
Moyenne nationale par classe : 29 en lycée général, 19 en lycée professionnel, 24 en collège et 22 en zone d’éducation prioritaire, des taux inchangés à la rentrée 2008 malgré la suppression de 8830 postes
Budget Education nationale en France : 22% de plus que la moyenne européenne
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