Partager l'article ! Les municipales à Clermont-Ferrand: À 18 mois de l’élection municipale, la presse fait état de prises de position diverses. Gille ...
À 18 mois de l’élection municipale, la presse fait état de prises de position diverses. Gilles-Jean Portejoie fait part de ses intentions et d’une étrange formule « avec Jean-Pierre Brenas » qui laisse rêveur sur les rôles de chacun… Gilles-Jean Portejoie sait de quoi il parle puisqu’il fut 1er adjoint de la ville de 1997 à 2007. Il pointe du doigt « l’agonie » de la ville et une équipe municipale « en fin de vie », et met sur la table des idées ambitieuses pour un nouveau départ dont je retiendrai la formule de « ville ouverte ».
Olivier Bianchi, qui se pose en candidat « annoncé », répond en gommant les critiques par exemple sur l’opéra qu’il dit en travaux et « non fermé », oubliant les péripéties coûteuses (600000 euros) illustrant bien l’incurie patente de cette municipalité et qui ont allongé de manière très exceptionnelle et excessive la fermeture de cet équipement vital pour la culture clermontoise.
« Pas de projets à l’arrêt », mais des projets « complexes » souligne l’actuel adjoint à la culture. Oublie-t-il qu’il fit fermer en catastrophe la gare routière pour réaliser la « très grand bibliothèque », un fiasco qui coûta 5,8 millions d’euros aux Clermontois, un projet en panne depuis 10 ans et dont les péripéties autour de l’hôtel-Dieu ne laissent que peu d’espoir pour une réalisation rapide. Olivier Bianchi se garde bien de parler justement de l’hôtel-Dieu pour lequel la majorité à laquelle il appartient ne fut guère opérante. Incurie, absence d’ambition ?
Olivier Bianchi se drape ensuite dans l’habituel discours démagogique de la gauche bien pensante et idéologique du « vivre ensemble » avec une allusion à une « méthode de gouvernance de proximité et chaleureuse » avec « des hommes au service des autres et pas seulement des communiquants ».
« Gouvernance de proximité et chaleureuse »…des mots qui font sourire quand on connaît le fonctionnement des CVL, le peu de respect des élus pour les comités de quartier, les méthodes autocratiques du maire et de sa directrice de cabinet, l’atmosphère délétère qui règne à la mairie… Quant à la communication, Olivier Bianchi sait de quoi il parle avec la publication coûteuse de la brochure luxueuse aux frais du contribuable « La saison culturelle de la ville de Clermont programme 2012-2013 », outil de propagande où la municipalité récupère toutes les initiatives possibles pour faire croire à son dynamisme. Et je ne parle pas de Demain Clermont, autre outil de propagande au service exclusif de la Mairie, dont chaque mot est pesé par madame la directrice de cabinet. Outils de propagande vers les Clermontois uniquement, c'est-à-dire les électeurs… L’ouverture sur l’extérieur pour une certaine attractivité ?
« Candidat annoncé » Olivier Bianchi sort du bois… Attendons les autres de son camp qui y pensent chaque jour! Le Maire d’abord qui, élu depuis 1972, (40 ans !), envisagerait à 78 ans de briguer un nouveau mandat avec sa directrice de cabinet en numéro 2…de quoi faire rêver les Clermontois ! Et le 1er adjoint, Alain Martinet… et le président du Conseil général… Que du beau monde…
Il n’y a plus qu’à espérer que face à cette équipe municipale « en fin de vie », la droite sache enfin saisir sa chance !
Derniers Commentaires