Partager l'article ! LA BRUYÈRE: Croulant sous les nouvelles distillées par radios, télévision et internet, peut-être serait-il utile de lire quelques ancie ...
Croulant sous les nouvelles distillées par radios, télévision et internet, peut-être serait-il utile de lire quelques anciens et de prendre un peu de recul.
Ainsi, par hasard, ai-je « rencontré » récemment Jean de La Bruyère (1645-1696), presque précurseur de la Révolution française qui critique, dans ses Caractères (1688), les abus de son temps.
Optimiste, il espérait que ses « victimes » corrigeraient les défauts qu’il pointait, tout en reconnaissant inévitables ces maux.
Les traits qu’il consacre aux Grands sont d’une terrible actualité. Lisez plutôt :
« Il coûte si peu aux grands à ne donner
que des paroles, et leur condition les dispense si fort de tenir les belles promesses qu’ils vous ont faites, c’est modestie à eux de ne promettre pas encore plus
largement ».
« La cour est comme un édifice bâti de marbre : je veux dire qu’elle est composée d’hommes fort durs, mais fort polis ».
« La ville dégoûte de la province; la cour détrompe de la ville, et guérit de la cour ».
« Un esprit sain puise à la cour le goût de la solitude et de la retraite ».
« Les grands sont odieux aux petits par le mal qu’ils leur font, et par tout le bien qu’ils ne leur font pas ».
« Tu es grand, tu es puissant : ce n’est pas assez; fais que je t’estime »
« Qu’il est difficile d’être content de quelqu’un ».
Méditons…
Derniers Commentaires