Partager l'article ! KESSLER-RABANESSE : le quartier latin clermontois: Il y a dix ans qu’on en parle. La municipalité clermontoise avait évidemment raison de ...
Il y a dix ans qu’on en parle. La municipalité clermontoise avait évidemment raison de vouloir rénover cet ilot proche des universités et on peut regretter qu’il ait fallu attendre si longtemps alors que la construction de l’École supérieure d’Art de Clermont Métropole sonnait justement l’heure de cette rénovation. Il y a déjà 6 ans qu’elle a été inaugurée…
Mais les choses vont lentement à Clermont-Ferrand et si enfin le chantier démarre, hélas, ce sera un nouvel épisode de la bétonisation à la clermontoise. Une fois de plus, l’existant n’est pas vraiment pris en compte ; l’ensemble des immeubles de diverses époques est assez cohérent, avec quatre à cinq étages, mais aussi des « friches », notamment autour de ce qu’on appelle la tour Pascal miraculeusement conservée.
A lire la page 14 de Demain Clermont de novembre 2011, on peut être « rassuré »… on n’y voit que de la verdure, dans un dessin formidable, bravo pour la communication ! Les mots sont choisis, pavillons, douves, jardins, vergers, filtre vers la voie ferrée, larges trottoirs et alignement d’arbres rue de Rabanesse, voie douce pour la rue Kessler … bref un programme enchanteur.
Les riverains sont inquiets car il y a aussi le béton : les immeubles appelés « pavillons » (tromperie : un pavillon est une petite maison carrée) sont disposés en 5 « séquences ». L’adjoint à l’urbanisme prétend que les riverains sont contents, mais ne répond pas à la question : « Leur avez-vous dit toute la vérité ? ».
Car la réalité, ce sont des bâtiments hauts et étroits 28 m x 9, 5 avec certes de grandes façades vitrées au sud… « Ce ne sont pas des barres, me reprend l’adjoint, mais des lames ». Soit, mais quand même, des lames R+8, donc huit étages qui vont sérieusement compromettre l’ensoleillement et la lumière de l’existant. Que ces immeubles relèvent d’une architecture contemporaine nécessaire dans une ville du XXIe siècle, nul ne le conteste, mais encore faut-il avoir un minimum de respect pour l’existant. L’urbanisme, c’est aussi cela.
Quant à la communication-propagande, l’adjoint admet qu’elle est nécessaire pour vendre, parce qu’il faut bien montrer les choses sous un angle favorable… …ceci explique cela.
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