Lundi 16 février 2009
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La réunion de l’Association TGV Grand Centre Auvergne, samedi 14 février à Moulins a bien montré que le TGV est devenu une réalité. Rappelons les faits. En septembre 2007, le ministre Brice
Hortefeux s’emparait d’un dossier essentiel pour l’Auvergne, celui du TGV auquel on ne croyait plus. La saturation de la ligne Paris-Lyon était une aubaine à ne pas manquer puisque se profilait son
doublement. Alors autant profiter de l’occasion pour faire de l’aménagement du territoire au centre dans ce que le secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau a fort bien nommé la «
patate vide ». Commençait un long chemin parcouru avec énergie et détermination par notre ministre. Il a abouti, après diverses péripéties, à la loi programme du 4 juin 2008 où sont inscrits les
kilomètres de « notre » TGV dans le cadre du Grenelle I. Aujourd’hui, le projet a bien avancé avec la nomination d’un préfet coordonnateur, Dominique Schmitt, préfet de la Région Auvergne, dont la
lettre de mission indique la réalisation d’une ligne à grande vitesse en moins de deux heures entre Paris et Clermont-Ferrand en passant par Orléans et Bourges et reliant Lyon. Dominique Schmitt,
conduisant un comité de pilotage où siègent les présidents de régions, a donc lancé la machine pour un projet modèle liant enjeux économiques, sociaux et environnementaux dont 9 régions seront
bénéficiaires. Cela suppose une vraie équité territoriale, l’étude qui aboutira en 2011 à la phase du débat public, devant insister sur toutes les fonctionnalités, sur la cohésion, la logique
d’irrigation, l’impact de la ligne bien au-delà du tracé, les interconnexions… Evidemment, le tracé posera des problèmes de rivalités entre les villes et les régions, d’environnement…Il ne pourra
découler que de l’étude préalable et du débat public. RFF (réseau ferré de France) et SNCF sont parfaitement mobilisés sur ce projet d’environnement pour une mobilité durable et pour l’aménagement
du territoire avec le souci d’éviter des « poches » vides, même s’ils ne cachent pas les difficultés d’insertion d’une nouvelle ligne en Ile de France. L’arrivée de notre TGV (dernière technologie
360km à l’heure) se ferait à la gare d’Austerlitz car la gare de Lyon est saturée, mais cela suppose aussi des travaux dans cette gare et une amélioration de ses liaisons dans Paris. il nous a été
aussi dit que seraient privilégiées les gares existantes, ce qui devrait déjà mobiliser la municipalité clermontoise… Brice Hortefeux et le président de l’Association, Rémy Pointereau ont parlé
d’union sacrée et les représentants de RFF et de la SNCF ont bien insisté sur un projet qui ne réussira que s’il rassemble. Quant à l’horizon, c’est 2020. C’est pourquoi l’intervention, lors de
cette réunion, de René Souchon ergotant déjà sur la participation de la Région Auvergne était fort mal venue. N’a-t-il pas dépensé bêtement 260000 euros pour une pétition envoyée aux auvergnats à
propos du TGV pour faire croire que c’est lui qui mène l’affaire ? Sans doute devrait-il savoir que si le projet du TGV Est a été mené rondement, c’est parce que tous les élus d’Alsace, de Lorraine
et de Franche-Comté se sont mobilisés dans un esprit d’union exemplaire. De même les élus de Bretagne viennent-ils de mettre sur la table 1 milliard d’euros pour une ligne grande vitesse jusqu’à
Rennes et Brest dans un projet de 3 milliards. Alors les chicaneries de monsieur Souchon sont détestables. Qu’il mobilise plutôt ses chers « amis » car on pouvait tout de même regretter, samedi,
l’absence et de monsieur Gouttebel, président du Conseil général du Puy de Dôme, et de monsieur Godard, maire de Clermont-Ferrand.
Par Anne Courtillé
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