J’étais à la Mutualité mercredi pour écouter le Président s’exprimer devant les élus locaux. J’ai aimé ses formules nettes, sans détour, le contraire de l’esquive.
« Je ne veux rien cacher des difficultés…je veux préserver notre identité et notre mode de vie…J’ai rendez-vous avec le peuple, message tranquille… La campagne est une épreuve de vérité, pour ses idées, pour sa personne, un moment de grande joie, de liberté. »
Il se battra de tous son être, de toutes ses forces pour ceux qui aiment la France. Il a salué les 500000 élus locaux, insisté sur le développement des territoires ruraux, préférant financer des pôles d’excellence ruraux « plutôt qu’une trésorerie ou une poste où ne vient personne ».
Il a parlé des dégâts du numérus clausus mis en place par Lionel Jospin aboutissant à 4000 médecins quand il en aurait fallu 7000.
Il veut réinventer l’aménagement des territoires, avec une réflexion sur la péréquation entre les territoires.
Il a parlé de l’école, des 12 millions d’élèves pour un million d’enseignants, le meilleur taux d’encadrement dans l’OCDE… de monsieur Hollande qui veut encore embaucher 61000 fonctionnaires…
Il a parlé de la carte militaire « fallait-il rester concentré à l’est 20 ans après la chute du mur de Berlin ? », de la carte judiciaire qui n’avait pas évolué depuis 50 ans, de la carte hospitalière, de la réforme des retraites: « Les pays voisins regardaient les défilés dans les rues, aujourd’hui nous regardons les défilés dans leurs rues, parce que ces pays ne peuvent plus payer les retraites ! »
Il a parlé d’un pacte de stabilité avec les collectivités qui devront appliquer, elles aussi, le non-remplacement de 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite dans les villes de plus de 30000 habitants et les autres collectivités, d’un bonus-malus pour récompenser les plus vertueux, de contrats individuels avec toutes les collectivités territoriales et d’une feuille d’impôt par collectivité pour assurer la transparence.
Il annoncé l’interdiction de toute nouvelle norme entraînant une nouvelle charge financière et le principe de la suppression de 2 normes pour compenser la création d’une nouvelle. Il a parlé de souplesse pour simplifier le droit de l’urbanisme.
Il a parlé d’efforts partagés et mis le doigt sur les excès de certaines collectivités : à la Communauté de Lille, 32 vice-présidents dont 10 premiers vice-présidents, à Rouen 45 vice-présidents. 100000 fonctionnaires recrutés par les collectivités quand l’État réduisait ses effectifs de 160000 depuis 2007. Entre 1998 et 2009 : +57% dans les Conseils généraux, +173% dans les Conseils régionaux et +177% dans les intercommunalités qui devaient permettre pourtant de faire des économies.
Il a fustigé le Sénat qui a voté l’abolition de la réforme des collectivités. Moins 40% d’élus, mais certains veulent sauver « leur baronnie », « leur propriété ». « Les collectivités territoriales ne peuvent rester à l’écart de la réforme ».
Il a parlé d’économies « pas toujours des dépenses, choix de la facilité », de non-augmentation des impôts dans le pays qui taxe déjà le plus, du retour à l’équilibre en 2016.
« J’entends que chez certains, on se sent inspiré par l’esprit de 1981. C’est leur droit. En 1981, il a fallu 2 ans pour que tout s’arrête et tout se retourne. En 2012, il faudrait 2 jours, c’est cela la vérité »… « Il y a un point qui nous rassemble, c’est que nous ne voulons pas d’une crise de confiance qui emporterait la France. Nous ne voulons pas d’une France à genoux, nous ne voulons pas d’une France qui perdrait la maîtrise de son destin, nous ne voulons pas que tous ceux qui ont amené la France où elle est aujourd’hui aient à ramasser la France dans une situation que connaissent aujourd’hui une partie den os partenaires européens ».
Bref un bon moment et une conviction encore renforcée. Le seul qui peut faire face aux défis actuels, c’est NICOLAS SARKOZY.

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