J’ai dit ici même combien j’appréciai les analyses économiques de Pierre Pascallon, professeur d’Université honoraire de sciences économiques, qui fut député RPR et maire de la Ville d’Issoire qu’il dirigea avec talent et efficacité.
Cet hiver, Pierre Pascallon m’avait fait part de son intention de voter François Hollande qui lui semblait plus proche de ses idées. Il vient de confirmer cette intention avec des arguments difficiles à accepter.
La référence à Jacques Chirac me semble abusive. Tout aussi abusive est sa critique de Nicolas Sarkozy « qui n’a rien fait de significatif pour réduire, casser les fastes de l’argent-roi… et ne réunit pas les conditions pour faire accepter demain un effort collectif douloureux ». L’idée d’alternance certes peut être compréhensible, mais bien moins compréhensible l'affirmation que François Hollande « présente des propositions susceptibles de rassembler notre nation dans un souci de dialogue social et de justice sociale pour inventer ensemble l’avenir de l’espérance crédible de la France ».
Comme je vous l’avais dit, personnellement, je ne pourrai jamais me résoudre à un tel choix. Voter socialiste pour un candidat reconnu de manière incontestable, peut-être ? Mais pour Hollande dont la seule expérience de chef de parti qui a distribué des investitures une partie de sa vie, qui n’a aucune expérience nationale, ni internationale, cela me semble un pari très hasardeux. La France ne peut s’offrir une telle fantaisie. Les dernières propositions de Hollande sont pitoyables, celles d’un petit boutiquier qui regarde dans le rétroviseur et n’a aucune ambition pour la France, sinon placer ses amis et obtenir une réélection avec des abandons divers et variés qui nous conduiront à hauteur de la Grèce. Non merci.
Nicolas Sarkozy n’a sans doute pas eu toujours la manière, a fait des erreurs, mais nous savons qu’il est capable de tenir dans la tempête et finalement son bilan est plus qu’honorable en dépit de cette crise qui a contrecarré beaucoup de projets. Je crois profondément qu’il faut lui donner une 2e chance, avec 5 ans pendant lesquels il sera délivré du problème d’une réélection, et pourra remettre notre bon vieux pays sur les rails d’un avenir meilleur. Ne faisons pas à Nicolas Sarkozy ce que nous avons fait au Président Valéry Giscard d’Estaing en 1981, c’est trop grave ! Un Président sortant battu parce que certains avaient simplement voulu lui donner une leçon… Nous avons vu le résultat, 14 ans de Mitterrand. Était-ce raisonnable ?
J’ai souvent voté à contre- cœur, 3 fois avec enthousiasme en 1974, 1981 et 2007 ; depuis, giscardienne au fond du cœur, j’ai voté Chirac en traînant les pieds certes, et j’avais bien raison car ses 12 ans à l’Elysée ont été un long surplace, mais j’ai voté quand même sans lorgner à gauche, votant sinon « pour » Chirac, au moins « contre » la gauche.
Cher Pierre et chers d’autres, réfléchissez encore, l’enjeu est trop grand pour ne pas encore réfléchir et prendre la bonne décision. Anne
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