Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 09:03

Un festival ce matin sur Eurrope1… Il a changé « parce la différence c’est que je peux devenir président »… Quelle suffisance !

« Mon expérience est connue ». Il a été associé à la gestion de Lionel Jospin… quelle référence !

Ensuite sur la dette publique ; justement au temps du dit Jospin, « la dette n’a pas augmentée »…quelle hypocrisie !

Monsieur Hollande a-t-il oublié qu’il y avait la croissance entre 1997 et 2002 et qu’il y avait même eu une cagnotte que les socialistes ont bêtement gâchée plutôt que de réduire le déficit…

Suffisance, hypocrisie, arrogance, mensonge…

LE MENSONGE C’EST MAINTENANT… ne vous y laissez pas prendre !

NB. « Le flan est dans le four » voilà la formule du code pour dire avant 20 heures sur Internet que monsieur Hollande est au deuxième tour… Tout un programme ! Du flan à la présidence, il y a encore un grand pas à franchir…

Par Anne Courtillé
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 08:33

Les facteurs sont  bien chargés cette semaine avec ces grandes enveloppes qui nous apportent les professions de foi des candidats à la Présidentielle. Bien que saturés d’informations, sans doute faut-il y prêter quelque attention, car leur présentation n’est pas innocente et sans doute bien révélatrice…

Il y a le club des « Je » et les autres.

Les autres,  d’abord Jean-Luc Mélenchon, dont la photo sur fond rouge indique une sérieuse mise en scène. Il ne dit jamais « je », organisant ses propositions assez artificiellement pour qu’elles s’articulent en trois colonnes : Liberté, Égalité, Fraternité. Il n’oublie pas que le but suprême est de « chasser Nicolas Sarkozy, sa politique et ses amis ». Révolution rime avec planification, interdiction avec titularisation avec en prime le temps des cerises…

Eva Joly, qui a chaussé ses lunettes vertes, n’utilise pas davantage le « je », peut-être tout simplement parce qu’elle n’est qu’une candidate de substitution, dont ses amis font une marionnette. D’ailleurs en dernière page ses aimables copains, qui disent tant de bien d’elle, sont en photo comme les gardiens du temple qu’ils ont grand regret de lui avoir confié pour quelques mois. Enfin, ses textes en colonne sont ponctués de vert pour faire écolo.

Philippe Poutou n’utilise pas le « je » dans un texte fort ennuyeux. Il s’ennuie, a-t-il déclaré, mais il nous ennuie beaucoup aussi et sa formule terminale « vous voulez dégager Sarkozy et la droite » est-elle vraiment celle d’un  travailleur qui vivrait comme nous ? Des augmentations d’impôts pour les uns, des augmentations de salaires pour les autres, l’interdiction des licenciements, la création de  1 millions d’emplois, le retour à la retraite à 60 ans sont les perles d’un programme où ne figure aucun plan de financement, sinon prendre dans la poche des uns pour donner aux autres et exterminer patrons et riches.

Jean Cheminade n’utilise pas davantage le « je ». Il s’abrite derrière une belle formule de Jaurès tirée de « Défaillance cérébrale », récuse l’utopie, désigne les ennemis, les banques, avec quelques références d’un autre temps, « féodalisme », « cheval de Troie » pariant avec un bel optimisme sur la culture de nos concitoyens. Bel effort avec une phrase inoubliable : « Notre politique nationale et notre politique internationale doivent marcher du même pas »… Comme si de fait, ce n’était pas une réalité quotidienne de notre Président !

Nicolas Dupont-Aignan nous invite à libérer la France en utilisant un impératif qui le libère  d’abord du « je». « Libérons-nous de l’Europe des banquiers », « Libérons-nous de la vie chère »… Puis il y a des « je veux… » pour se donner l’air, mais sans résultat. Une profession de foi à son image, lisse, jeune homme bien sous tous rapports, mais qui ne vous donne vraiment pas envie de voter pour lui. Trop appliqué, que ferait-il pour défendre notre pays dans le tourbillon international ?

Nathalie Arthaud commence par deux « je », puis le « je » s’estompe dans un long discours dont il a fallu  passer au stabilo jaune les passages importants car rien n’est vraiment mis en valeur tant ont été accumulées les propositions ou les déclarations d’intention sur un vieil air de déjà entendu.  Nathalie Arthaud a même réduit sa photo pour augmenter la surface de texte. Rivalisant avec l’allié du PC, Mélenchon, elle s’intitule aussi « une candidate communiste », donnant l’impression qu’on s’arracherait cette idéologie qui a abouti à tant d’échecs! Comme si nos concitoyens avaient la mémoire courte…

Si François Hollande alterne des « je » avec d’autres formes impersonnelles, le « je » domine  et suivi de verbes au futur. Le futur, tiens, alors que son slogan est « le changement c’est maintenant ». Aveu du doute ? Le changement serait plutôt pour demain, voire après-demain ? Son « maintenant futur » est en tout cas une succession de propositions coûteuses comme construire 2,5 millions de logements (sociaux, privés, financés comment ?), 60000 postes supplémentaires dans l’éducation (financés comment ?). Souvenons-nous que la vieille formule « on rasera gratis demain » est aussi au futur.

François Bayrou, le plus souriant, est un des champions du « je », soit suivi du futur, soit du verbe vouloir « je veux ». Contrairement à Hollande qui a déjà oublié les premières mesures qu’il avait distillées à plaisir récemment, Bayrou consacre une moitié de page à « Mes premières mesures ». Pour quelqu’un qui a beaucoup critiqué la gouvernance de Nicolas Sarkozy, il se jette un peu partout. J’ai évidemment apprécié « le Grenelle de l’Éducation », en espérant qu’il soit plus performant que du temps où il était ministre !

Marine Le Pen est une autre championne du « je » le plus souvent suivi de « vais », « je vais… je vais… », un futur donc un peu nuancé. Futur proche disent certains grammairiens, futur incertain répondent d’autres… Je vais, je vais… dans un joli méli-mélo de propositions sans priorité, où l’on notera que l’Éducation est placée en avant-dernier. Marine Le Pen donne le sentiment qu’elle s’occuperait de tout, à la manière de ce Nicolas Sarkozy qu’elle a tant critiqué. Elle reprend la formule éculée  de son père UMPS pour critiquer UMP et PS.

Pardonnez-moi de terminer par mon champion, Nicolas Sarkozy, qui décline la France Forte, en utilisant peu le « je ». Comme toujours depuis longtemps, et la campagne n’a rien changé, il apparaît nettement au-dessus de la mêlée avec des thèmes qu’il a défendus pendant cinq ans. Protection, unité, sécurité, identité, autorité, responsabilité, énergie, protection du travail, solidarité, Europe… Un discours où les valeurs de la France, nos valeurs, sont placées haut, très haut. «  J’ai besoin de vous, aidez- moi à construire la France Forte ».

Ces professions de foi, fort instructives, méritent qu’on s’y intéresse vraiment. Bonne lecture pour un choix réfléchi, l’enjeu est de taille !

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Par Anne Courtillé
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 11:37

J’ai été sidérée de lire dans mon quotidien habituel, La Montagne du jeudi 12 avril dans un article de  Patrick Bertharion, consacré aux logements sociaux que « la notion d’habitat indigne est aujourd’hui le triste privilège du secteur privé », 8500 logements sont dits « médiocres » à « potentiellement indignes » sur le territoire du Grand Clermont. Je pense l’expression maladroite, car elle jette le discrédit sur les propriétaires privés qui ne bénéficient pas sans doute de toutes les attentions de l’État qui a déjà fort à faire avec les logements sociaux. L’article de Jean-Jacques Arène dans INFO offre un tout autre regard sur le privé.

Il faut le dire, bien que n’étant pas considéré comme une région en tension, on a construit beaucoup de logements sociaux ces dernières années et l’État y a beaucoup contribué. Ainsi 10% des logements sociaux  dans le Puy de Dôme (sur 35000 dont 18000 à Clermont-Ferrand) ont moins de 5 ans. Un très gros effort de la nation, rappelons que "l'année  2011 a été exemplaire avec 124 028 logementsl ocatifs sociaux financés en France (41000 du temps calamiteux de Jospin.) Mais rappelons aussi que la Cour des comptes critique sévèrement le logement social en France: selon son rapport annuelm, 75% de ces logements sont construits dans des zones où il n'y en a pas besoin, où les prix de l'immobilier sont bas, alors que les HLM  devraient normalement être bâties dans des régions à forte densité démographique et où les prix sont élevés. Des bases de calcul inadaptées conduisent à des logements sociaux...vides. De plus, il faut souligner l'effort constant des bailleurs sociaux pour améliorer les logements. Les propriétaires privés aimeraient bénéficier des mêmes sollicitudes. Pour eux, c'est d'abord "le fardeau fiscal, les charges qui explodent, le ocût de l'énergie, le diagnostics qui n'en finissent plus" soulignent Philippe Legrix, Président de la  Chambre régionale des propriétaires d'Auvergne Philipe Legrix, et Florent Belon, fiscaliste. Bon nombre sont de petits propriétaires qui ont acheté un bien pour compléter leur retraite et n’ont guère de moyens pour remettre aux normes leurs logements d’où des vacances « fléau national » et l’ANAH (agence nationale de l’habitat du parc privé) n’a pas toujours les moyens d’assumer son rôle. Ainsi 235 logements ont été refaits au titre de l’aide à la précarité énergétique pour un objectif de 1605.

Plutôt que cette fuite en avant pour toujours plus de logements sociaux, ne faut-il pas enfin admettre qu’il faut rééquilibrer les budgets  de l’État destinés au logement au profit du privé ? La rénovation de l’habitat privé souvent situé en centre-ville serait une aubaine sur le plan de l’image des villes. Tout le monde y gagnerait. Les collectivités territoriales de gauche n’y sont pourtant guère favorables. D’une part,  il est plus « glorieux » pour elles d’afficher de hauts taux de logements sociaux, où l’on installe une clientèle dont on espère qu’elle votera bien, d’autre part ces majorités hétéroclites n’aiment pas beaucoup les propriétaires sinon pour les taxer toujours plus, ce qui contribue encore à accroître les charges de ces derniers. Alors le blocage des loyers promis par certains sera le coup de grâce…  est-ce raisonnable ?

Pour information, sachez que lors du Conseil municipal de Clermont-Ferrand du 27 avril, la majorité de gauche votera contre le principe de la vente de 45 logements sociaux. Sachant que ces ventes, qui relèvent de la loi, restent très en deçà des objectifs primitifs. Sachant que la vente d’un logement permet d’en financer deux.

A la Mairie de Clermont-Ferrand on ne veut surtout pas que certains de nos concitoyens deviennent propriétaires même avec des conditions très sécurisées. Peur de perdre une clientèle ? Idéologie imbécile ? Dommage !

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Par Anne Courtillé
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 13:16

Campagne oblige, je parcours beaucoup les rues de Clermont-Ferrand pour déposer des tracts dans les boîtes aux lettres. C’est très instructif, on a le temps de regarder les immeubles, les boutiques. Ce matin, la rue Pascal m’a rendu triste. Tout le long, des boutiques fermées… La vie s’est envolée derrière ces tristes devantures crasseuses, habillées parfois de papier cachant le désastre. À deux pas de la mairie...

À force d’avoir fait fuir les clients en ne leur offrant pas de parking, en ne leur offrant que des difficultés insurmontables pour circuler, la vie s’est envolée. Certes les habitudes changent, certes la population a aussi changé, mais comment pouvons-nous laisser ainsi sans broncher mourir des rues ? Certes j’irai sans doute chez IKEA, mais la multiplication des grandes surfaces à l’extérieur de la ville est-elle la solution ? Le commerce reste une valeur sûre en centre-ville et la disparition du commerce de proximité pose des problèmes, notamment quant au maintien des personnes âgées à domicile. Comment y rester  notamment s’il faut traverser la ville pour acheter une tranche de jambon ? Et continuera-t-on à faire des kilomètres en voiture pour approvisionner son réfrigérateur quand le prix des carburants flambe ?

Voilà des problèmes de société qui touchent nos concitoyens dont les élus majoritaires n’ont guère le souci. On pourrait au moins en débattre, mais le débat est  devenu tellement rare… Il n’y a qu’à voir l’épaisseur des rapports en vue du prochain Conseil municipal ! Où se prennent les décisions ? D’après certains adjoints, le débat n’existe guère non plus au bureau des adjoints… la démocratie dite participative est un leurre. Alors tout doit se décider au cabinet du maire sans doute. Drôle de démocratie ! Clermontois, prenez garde, réveillez-vous !

Par Anne Courtillé
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 08:27

Line Renaud annoncerait bientôt son ralliement au candidat socialiste… elle emboîterait le pas à la famille Chirac qui, hors la courageuse et respectable Bernadette, voterait Hollande, avec l’idée de faire payer à Nicolas Sarkozy de vieilles querelles.

Je n’en reviens pas… Et en même temps, qu’attendre d’autre de ces gens là ? Après avoir trahi ses amis en 1974 pour rallier Valéry Giscard d’Estaing, Chirac a trahi son camp en appelant à voter Mitterrand en 1981, avec les conséquences que nous connaissons. Cela continue donc… Quelle tristesse! ollande

Par Anne Courtillé
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Anne Courtillé

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