au fil des jours

Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 21:37
Le festival du Court-Métrage est un évènement, un vrai évènement bâti année après année par des passionnés qui ont soulevé des montagnes et offert à Clermont-Ferrand un évènement que beaucoup nous envient. En 2006, la 28e édition avait réuni 130000 spectateurs dont beaucoup venaient de l’étranger. Quelle publicité pour notre ville !
Cette année, nouveauté, toutes les salles de projection seront situées sur le trajet du tram. Voilà une belle idée !
Et pourtant à part des affiches genre comité de village pour annoncer l’évènement, il n’y a rien en ville qui témoigne de l’évènement…Des banderole isolées signalent La Jetée, la maison mère, place Michel de l’Hospital.
Rien sur les trams pour donner une impression de fête à la ville. Rien dans les commerces pour jouer le jeu du Court-Métrage…
Que font les élus ? Que cette ville est décevante !
 
Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 18:24

1) Comme tout le monde je souhaite laisser à mes enfants et petits-enfants une planète en bon état. Il n’y a d’autre part aucune raison de sacrifier les clermontois.

2) La question du traitement des déchets est un problème de santé et salubrité publiques auquel doit être évidemment appliqué le principe de précaution. Regrettons la gestion déplorable des responsables dont les hésitations et revirements ont fait perdre un temps considérable. Rappelons que la plupart de ceux qui se battent aujourd’hui contre l’incinérateur ont été pour… La question du traitement des déchets est d’intérêt public et ne peut être détournée à des fins politiciennes et électorales.

3) Le débat est aujourd’hui inaudible et confisqué par certains qui avancent les risques de santé publique et le refus d’accueillir les déchets des voisins. Face à cette posture démagogique, la question doit être traitée sous l’angle politique et non politicien, en invoquant notamment le principe de précaution démocratique. La majorité de gauche désunie a-t-elle encore la légitimité pour conduire à bien ce projet ?

4) Il est impossible d’avoir une position de principe et il est nécessaire d’être éclairé par des experts objectifs. Notons aussi que le projet actuel toujours dénommé sous le nom d’ « incinérateur » s’inscrit en fait dans un pôle de traitement des déchets avec un procédé multi-filières où l’incinération correspondrait à moins de la moitié du volume des déchets qui entreraient sur le site. Evidemment tri ou recyclage sont indispensables et le projet actuel est-il assez ambitieux sur ce plan là ?

5) La situation actuelle de traitement des déchets dans l’agglomération clermontoise ne peut plus durer. L’actuelle décharge de Puy Long  saturée n’est plus adaptée. Elle fuit de partout et en cas de pluies centennales ou même décennales, l’Allier et ses 71 puits filtrants sont menacés (eau qu’on boit à Clermont et 50% eau bue dans département). Puy Long est un centre d’enfouissement plutôt bien géré et devra inévitablement recevoir des déchets, que le pôle de traitement se réalise ou non. Les risques existent comme dans toute décharge : pollutions, intoxications, rongeurs, insectes, épidémies…S’il ne faut évidemment pas agir dans la précipitation, il faut agir et les politiques doivent prendre leurs responsabilités.

6) Il est dommage qu’un vrai débat n’existe pas notamment à propos des solutions alternatives qui restent assez mystérieuses. Notons que la méthanisation prônée par certains ne peut être utilisée sans incinérateur puisqu’au bout de la chaîne, il faut brûler une partie du méthane. Il est toujours possible de traiter le biogaz issu de la fermentation anaérobie (qui est réalisée par le méthaniseur) pour en extraire du méthane purifié utilisable dans des moteurs ou des turbines à gaz. Ce n’est pas le scénario apparemment retenu par le Valtom. Les gaz de décharges (cas de Puy Long) sont collectés pour être brûlés dans une torchère. Comme ceux issus  d’un méthaniseur, ils contiennent du méthane impur qui ne peut être utilisé sans un traitement préalable.

 

Le méthane renforce l’effet de serre. Le méthaniseur ne traite que les déchets fermentescibles  et le traitement biologique ou  compostage  sent mauvais. Il y a des déchets qui ne peuvent être ni  compostés, ni méthanisés, d’où une part pour l’incinération inévitable ? 

7) Nous subissons aujourd’hui une pollution multifactorielle (tabac, autos, industrie…) sans doute jamais égalée qu’il convient de réduire et de maîtriser. Et si les dioxines ont toujours existé (elles sont présentes naturellement dans  l’environnement, mais aussi éruptions de volcans, feux  de bois dans les cheminées domestiques, viandes grillées et incinérations diverses…), il convient aujourd’hui d’en limiter la prolifération.

8) Rappelons les chiffres : 556kg déchets par an et habitant et 363000 tonnes en 2004  sur le territoire  du VALTOM (Puy de Dôme nord Haute-Loire). Actuellement, la masse des déchets produits par personne augmente d’année en année. Cela vient de notre mode de consommation qui nous fait acheter de plus en plus de futurs déchets (dosettes café, lingettes, emballages…). L’écologie est un gisement de profits et les industriels peuvent relever le défi de la réduction à la source des déchets. Cela a déjà commencé…

9) Nous savons d’autre part que les matières premières ne sont pas inépuisables et que les gaspillages divers sont à leur comble, d’où la nécessité absolue de recyclage et de valorisation des déchets. On ne met plus en décharge ce qui peut être recyclé. En 2010 la conjoncture aura changé et  fini le gaspillage. On n’a aucune idée des déchets en 2020…

10) Nous savons que les technologies évoluent avec rapidité. Gardons-nous de rejeter des technologies d’il y a vingt ou trente ans.  Aujourd’hui  les incinérateurs ont des dispositifs  de réduction des dioxines qui n’ont plus rien à voir avec les incinérateurs  désastreux des années 70-80-90…

 

 

 

 

 

Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 21:09

En 2002, lors de la précédente campagne des législatives, j’ai été accueillie dans « les quartiers », comme on dit, par certains qui ensuite ont eu à répondre de m’avoir aidée  devant des gens qui s’imaginent être propriétaires de ces « quartiers » !

Evidemment quand on est aux commandes d’une ville depuis 60 ans, on peut s’imaginer avoir des droits !

Le droit de tenir les gens à coup de promesses non tenues ou de menaces,  le droit de les amuser et de ne pas chercher de vraies solutions à leurs problèmes, le droit d’aller parader dans des associations pour avoir sa photo dans les journaux, le droit de ne donner des salles qu’à ceux qui sont obéissants, le droit de n’aider que ceux qui votent bien !

Car c’est ainsi, il faut le savoir, « les quartiers » sont des zones réservées à la gauche et quiconque ose y aller est mis en observation.

Ainsi ai-je eu le privilège de participer à quelques réunions du Réseau Femmes, un collectif d’associations qui « agissent au quotidien » dans les quartiers.

En tant que femme, avec mon expérience d’universitaire et une volonté affichée d’aider les femmes de ces quartiers, je pensais pouvoir apporter ma pierre au défi de la diversité…

En toute neutralité, j’ai assisté à ces réunions dirigées par une employée de la mairie chargée à l’évidence de patronner et de récupérer toutes les initiatives.

Lors de la deuxième réunion à laquelle j’assistais, un autre envoyé de la mairie, visiblement dépêché pour voir ce que je faisais ou disais, n’avait apparemment pas cru nécessaire de « tirer la sonnette d’alarme ».

Aujourd’hui les échéances électorales approchant sans doute, je viens de recevoir une lettre comminatoire de monsieur le maire qui me somme de ne plus aller à ces réunions au motif que je suis une élue et que ces réunions sont exclusivement réservées aux « militants associatifs ». Arguant dans un premier temps que j’avais aussi une carte de membre d’une association des quartiers, j’appris que cette association n’était pas agréée par monsieur le maire.

Comme j’avais fait savoir au directeur de la « politique de la ville » que je serais tout de même présente lors de la réunion suivante, il s’est déplacé pour annoncer officiellement que si j’étais présente, la dite réunion ne pouvait avoir lieu. Il a lu la lettre qui m’était adressée par le maire et m’a tout de même autorisée à répondre.

J’ai ensuite quitté la salle afin de ne pas entraver le travail des femmes qui s’étaient déplacées, une manière de leur montrer une dernière fois le respect et la bonne volonté que j’ai à leur égard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre ouverte au mairede Clermont-Ferrand

Monsieur le maire.

En effet, j’ai été présente régulièrement depuis un an aux rencontres du Réseau Femmes. En tant que femme tout d’abord, née de l’autre côté de la Méditerranée , avec mon expérience d’universitaire et une volonté affichée d’aider les femmes de ces quartiers, je pensais pouvoir apporter ma pierre au défi de la diversité et en toute neutralité.

Certes je suis élue, mais comment abandonner ce statut à l’entrée de la salle et je n’ai jamais affiché la moindre position politique au cours de ces réunions.

Comment pouvais-je imaginer que ces réunions étaient exclusivement réservées aux associations des quartiers ?

Sans doute avais-je la naïveté de croire que toutes les bonnes volontés étaient les bienvenues pour apporter des solutions aux problèmes de la diversité et l’accueil reçu pouvait me conforter dans cette impression. Et j’imaginais que sur ces questions, oh combien difficiles, les clivages politiques s’effaçaient pour faire place à une mise en commun de toutes les énergies.

J’imaginais aussi que la « politique de la ville » ne consistait pas à transformer  les quartiers en ghetto, en les coupant de toutes présences, implications ou initiatives non reconnues ou non autorisées par monsieur le maire.

Une telle attitude est grave et justifie sans doute que certains m’aient dit parfois : « Ils nous tiennent en esclavage, libérez-nous ! ».

Après 60 ans de règne sans partage, la majorité de gauche de cette ville et le « système Godard » trouvent ici leurs limites.

Vous vous réservez donc l’exclusivité des quartiers.

Vous vous réservez le droit de tenir les gens à coup de promesses non tenues ou de menaces,  le droit de les amuser et de ne pas chercher de vraies solutions à leurs problèmes, le droit d’aller parader dans des associations pour avoir votre photo dans les journaux, le droit de ne donner des salles qu’à ceux qui sont obéissants, le droit de n’aider que ceux qui votent bien !

Je préfère le respect de la liberté des habitants des quartiers.

J’aurai toujours la fierté de les rencontrer et de les aider et cela sans aucune exclusive.   

 

Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 19:06

Session des 9 et 10 janvier 2007 du conseil régional

Pour tout dire nous avions été alléchés par la dernière phrase de l’introduction p.857 qui concluait des développements pourtant sans surprise : « Cette nouvelle politique culturelle… »

Nous avions cherché au fil des pages cette nouvelle politique sans la trouver vraiment. La vice-présidente nous a rassurés en nous expliquant lors de la réunion de la 5èmecommission qu’il n’y avait pas de nouveautés.

 

On peut déplorer un certain manque de cohérence. Et pourtant, il y a bien dans les deux pages qui suivent (858-859) une volonté d’encadrement de la culture comme en témoigne le volet territorial de la politique culturelle avec ces fonctionnaires qui contrôleront les projets. Comment leur action s’articulera avec celle des fameux conseils culturels territoriaux dont la présentation p.859 reste toujours aussi floue.

 

Nous voilà bien loin d’une culture de création. Lestés, entravés par tous ces gardiens assis d’une soit-disant culture, nous avons bien peur d’être désormais loin d’une vraie culture, celle de la création et de l’imagination qui a besoin d’une certaine liberté. Une vraie culture où l’individu joue un rôle essentiel. Dans votre système bureaucratique l’individu est sans doute ramené à l’infini petit où l’on coupe les ailes des papillons au lieu de tout mettre en œuvre pour l’envol des projets.

 

Nous nous abstiendrons donc sur cette partie du rapport.

 

 

 

Le Transfo

 

A propos du Transfo, nous avions observé avec un certain intérêt le projet de regroupement des associations culturelles, tout en étant bien conscients des inquiétudes légitimes des personnels. La mutualisation des moyens devait conduire à des économies. Aujourd’hui, on constate que le budget de toutes les associations, environ 550 000 €, est remplacé par un budget pour le Transfo de 750 000 €, soit environ 35% d’augmentation.

 

Ce que nous déplorons, c’est que ces 200 000 € n’iront pas aux vrais acteurs de  la culture sur le terrain. Ils sont en quelque sorte confisqués. Madame la vice-présidente est en partie en guerre contre le saupoudrage mais il n’y aura bientôt plus grand-chose à saupoudrer.

 

Nous nous abstiendrons donc sur ce dossier.

 


Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 18:35

Le Président Souchon a ouvert cette session en parlant de morosité et en espérant une rupture totale avec le passé, en respectant ses « engagements » et en espérant un « ordre territorial juste » et « une politique par la preuve ». Deux expressions directement inspirées du vocabulaire de Ségolène Royal et qui sonnent bizarrement dans la bouche du fabiusien qu'est René Souchon.

Un discours abrasif et auto-satisfait à la recherche de boucs-émissaires pour justifier les 25% d'augmentation des impôts (1 point= 600000 euros) ajoutés aux 30% de 2006.

Tout y passe :

- la décentralisation et le non-respect des engagements de l'Etat ( dont le coût est à géométrie variable selon les interviews du président entre 7 et 15 millions d'euros),

- l'héritage et Vulcania que l'on a dans un premier temps assassiné et dont la majorité socialo-communiste (sans les verts) se proclame aujourd'hui les sauveurs en admettant que Vulcania apporte à l'économie auvergnate entre 35 et 42 millions d'euros chaque année,

- la SNCF ,

- les retards accumulés dans les travaux des lycées,

- l'endettement...

Rappelons quelques vérités :

1) Tout d'abord le non-respect de l'engagement majeur de 2004 : « il n'y aura pas d'augmentation d'impôt » et la ponction de 29 millions d'euros sur les ménages et de 50 millions d'euros sur les entreprises, ce qui pénalise le pouvoir d'achat et l'emploi. Réduire ces hausses au niveau d'un café par mois est scandaleux.

2) Un rapport signé du PS Augustin Bonrepos indique que l'Etat va au-delà de ses engagements dans le cadre de la décentralisation, ce qui est confirmé par l'Observatoire de la décentralisation .

3) Brice Hortefeux a obtenu côté SNCF une rallonge de l'Etat de 68 M d’euros.

4) L'endettement en 2004 de 229 euros par habitant, jugé alors par PJ. Bonté comme « insupportable », devient de 328 euros en 2007 et  est jugé comme « acceptable » par René Souchon.

5) Il suffit de se reporter aux travaux menés dans les lycées avant 2004 pour constater une désinformation (citons pour Clermont Amédée Gasquet, Jeanne d'Arc, La Fayette ou à Cournon le Lycée Descartes). Les « nouveaux »projets étaient tous « dans les tuyaux » en 2004  et depuis peu de réalisations. On se demande quand commenceront les travaux du lycée Sidoine Apollinaire pour lequel l'architecte a été choisi il y a 18 mois.

 

 

 

En fait tout cela pour des choix hasardeux et budgétivores sans grand projet dont il ne restera rien puisque le fonctionnement prime sur l'investissement :

- Augmentation de 44% du personnel (216 personnes en 2004, 316 aujourd'hui)

- Doublement du budget de la communication (rappelons qu'une page de publicité dans la Montagne pour l'édition régionale coûte entre 15 et 25000 euros),

- Hausse des budgets du CRT (Tourisme) (x2), plus 35% pour le Transfo, deux entités coûteuses pour le développement économique...et j'en passe

Le groupe UPA (UMP, UDF et apparentés) a voté contre ce budget de « taxitude » (Claude Malhuret). Ce n'est pas de la démagogie de dire que nous avons une autre vision, un autre jugement de valeur mais ce budget nous l'avons rejeté sans état d'âme. Non à l'augmentation simultanée de l'impôt et de l'emprunt. Si la région manque d'argent, c'est qu'elle contrôle mal ses dépenses et qu'on ne nous dise pas qu'elle souhaite attirer des entreprises quand elle taxe justement davantage les entreprises...

Et nous avons écouté les Verts expliquer de façon alambiquée qu'ils voteraient le budget même si leurs alliés n'étaient pas tout à fait dans la ligne qu'ils souhaitaient. Puis ce fut le tour du groupe communiste qui  se prononça pour une abstention au motif que le gouvernement voulait faire entrer « nos collectivités dans un moule idéologique » et qu'il menait une politique dévastatrice. Avec une belle pirouette, le groupe communiste renvoyait leur abstention sur le dos du gouvernement tout en déplorant que la belle Association des Régions de France entièrement dédiée au PS ait une attitude trop consensuelle avec le gouvernement.

Et je passe sur les leçons données tout au long de l'examen des dossiers où reviennent les mots « solidaire », « développement durable ». Je voudrais réaffirmer que la gauche n'a pas le monopole du coeur, loin de là ; il n'y a qu'à observer les politiques des villes tenues par la gauche pour en être convaincus. Beaucoup de mots et d'affichage, peu de vraie solidarité !

Enfin chers amis, n'oubliez pas que Ségolène Royal avait proclamé qu'elle voulait faire en 2004 des régions « un laboratoire où s'élabore la politique de demain ». Cela fait peur...NON la France ne peut être gouvernée comme les régions à coup d'impôts et d'emprunts,  et sans ambition.

Le Président Souchon a ouvert cette session en parlant de morosité et en espérant une rupture totale avec le passé, en respectant ses « engagements » et en espérant un « ordre territorial juste » et « une politique par la preuve ». Deux expressions directement inspirées du vocabulaire de Ségolène Royal et qui sonnent bizarrement dans la bouche du fabiusien qu'est René Souchon.

 

 

 

 

 

 

 

Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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