au fil des jours

Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 18:23

Une découverte majeure sur le site de la Bibliothèque communautaire et interuniversitaire

La photo de La Montagne du vendredi 9 février 2007 qui présente un pied de bronze magnifique est assez comique. Visiblement « ce n’est pas le pied » pour le maire de Clermont-Ferrand et son adjoint à la culture dont les mines déconfites prêtent à sourire !

Une fois de plus le sous-sol clermontois fait un clin d’œil à des élus décidément peu enclins à apprécier le passé pourtant glorieux de leur ville au travers d’un patrimoine qui, ne l’oublions pas, appartient d’abord aux clermontois.

Que de rendez-vous manqués !

Rappelons qu’il fallut que le Président de la Région , Valéry Giscard d’Estaing, s’intéressât aux églises romanes pour que de grands travaux soient enfin engagés à Notre-Dame du Port dont l’état misérable bouleversait les touristes ou spécialistes venus tout exprès à Clermont pour la découvrir.

Les travaux dans l’espace Neyron avaient révélé dans les années 1990, entre autres, une superbe mosaïque gallo-romaine…Qui le sait aujourd’hui ? Après avoir passé des mois, voire des années, dans des cartons dans les réserves hospitalières du musée de Lezoux, elle est revenue à Clermont-Ferrand. C’est une de mes rares « victoires » quand j’étais conseillère municipale entre 1995 et 2001. Malheureusement  ce ne sont que quelques privilégiés qui peuvent voir cette mosaïque au premier étage de l’Office du Tourisme, place de la Victoire.

Ce mépris du patrimoine des élus clermontois, c’est encore la menace grave qui pèse sur un lieu de mémoire exceptionnel, l’ancienne léproserie d’Herbet.

C’est aussi le projet pour l’hôtel Poly à Montferrand, daté du XIVe siècle, ancienne maison de ville pour les consuls, un projet désastreux pour une architecture soignée .

Faut-il rappeler que le plan Malraux pour les quartiers historiques remonte à 1964 et que les maires successifs sont bien restés sourds et aveugles face à un patrimoine exceptionnel ?

Et aujourd’hui, en prendra-t-on enfin la mesure tout en le replaçant délibérément dans une vision moderne de cette cité promise au changement avec entre autres le voisinage du nouvel hôpital ou l’arrivée du Conseil Régional… Tout un programme pour une définition renouvelée de ces sites avec une vision d’ensemble et non fragmentée sur des projets isolés, ici des logements sociaux à Poly, là une maison de quartier…Les Montferrandais attendent autre chose !

C’est la même majorité qui a refusé en 1972, au motif qu’on n’aurait pas su où la mettre !, la belle collection de peintures du docteur Thomas, des Fauves  (dont les superbes « Berges de la Seine «  de Vlaminck) et des Cubistes aujourd’hui exposés au Musée d’Art Moderne de Paris…   

Et pour finir ce bilan désastreux, n’oublions pas que l’hostilité farouche de monsieur Quilliot à un éventuel parking sous la Place de la Victoire était liée à la peur de trouvailles archéologiques !

La belle affaire…Ces découvertes auraient pu être mises en valeur comme à Dijon et attirer les touristes…Maintenant pour combien de décennies a-t-on définitivement enterré tout cela ?

Alors de grâce, que ces fouilles de la nouvelle bibliothèque et leurs découvertes  ne soient pas encore une fois volées aux clermontois ! Ils méritent qu’on respecte leur histoire et ce n’est pas aller de l’avant que piétiner le passé. Nos racines sont là et espérons une grande exposition au Musée Bargoin pour célébrer l’évènement.

 

 

Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 18:21

Je voudrais saluer la belle initiative du docteur Paul SUSS, le fondateur de Solidarité Santé 63. L’amphithéâtre de l’Ecole supérieure de Commerce plein disait assez le succès de l’entreprise.

 

Paul Suss lança le débat sur la grande précarité et tout ce qu’elle entraîne notamment sur le plan de la santé, troubles psychologiques, addictions, vulnérabilité…

 

Le Préfet de Région Dominique Schmitt rappela ensuite les mesures gouvernementales comme les lits halte-soins santé, les équipes mobiles de psychiatres ou les ateliers santé-ville.

 

Monsieur Boussanges de Chômactif interpela ensuite les entreprises qui préfèrent payer plutôt qu’embaucher des handicapés ; sans doute vaut-il mieux aménager  des postes travail plutôt que payer  des taxes. Et quel témoignage de Jean-Claude Coudert, médecin à la retraite qui travaille à Solidarité Santé 63 de 9h-12 et 14-18h, et illustre bien que sans bénévoles, il ne peut y avoir d’associations… et quand Bruno Ménard président de Mains Ouvertes parle de longs parcours de réinsertion, en moyenne 33 mois, avec le respect du temps, des missions simples, puis techniques, ne montre-t-il pas la voie ?

 

Et parmi les témoignages, quel silence pour écouter celui poignant de cet homme SDF, « sans domicile famille » qui explique que ses enfants lui ont été enlevés dans un cadre « sectaire »…

 

Que de détresse !

 

Ajoutons qu’il n’y avait aucun représentant  des majorités ni de la Mairie de Clermont-Ferrand, ni du Conseil Général, ni du Conseil Régional…

Faut-il croire que les élus de gauche ne s’intéressent pas à ces questions ou alors que leur sectarisme est tel qu’ils évitent les manifestations organisées par d’autres ?

 

Les absents ont toujours tort…

 

Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 18:19

Très intéressants les propos de monsieur Godard qui tire sur ses amis, Gilles-Jean Portejoie et Odile Saugues, qui tend la main à Michel Fanget et n’est pas capable de reconnaître une qualité à son adversaire déclaré, Brice Hortefeux !

 

J’ai bien noté que pour lui le cumul des mandats, ce n’est pas un problème, mais pour sa « copine » Odile Saugues, ce n’est pas la même chanson…

 

Bonjour l’ambiance chez les socialistes !

 

Enfin, les projets lancés sur l’Hôtel-Dieu comme sur l’ancienne Ecole Normale inquiètent plus d’un clermontois. Les réussites urbanistiques dans la ville de Clermont-Ferrand sont trop rares pour ne pas inciter à la vigilance.

La « densification de l’habitat » autour de ces sites historiques est une menace alors qu’ils devraient constituer une prise en compte d’espaces aérés et ouverts aux clermontois au lieu d’en faire un nouveau patchwork néfaste pour l’image d’un vrai urbanisme.

 

Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 18:24
Elle ne manque pas d’air madame Royal
Elle a dit l’autre soir : « Le travail mal payé, c’est la faute de la droite !»
Il y en a une qui a dû apprécier c’est son ancienne collaboratrice, Evelyne Pathouot qui livre les petites mesquineries et autres dérapages de la candidate PS dont les rapports  avec l’argent sont fort singuliers…A lire : Ségolène Royal, ombre et lumière, Editions Michalon. Il semble que le côté ombre soit plus net que la face lumière ! 

Citons Jaurès pour agacer ces messieurs-dames de la gauche
« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse…Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer…Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers. Le courage pour l’entrepreneur, c’est l’esprit de l’entreprise et le refus de recourir à l’Etat ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison ; c’est, dans la maison, la défense de l’autorité et avec elle, celle de la discipline et de l’ordre. »
Dépêche de Toulouse 28 mai 1890
Voilà un texte que la gauche devrait apprendre par cœur ! 

Rien de nouveau sous le soleil
« Chilpéric fit lever dans tout son royaume des impôts nouveaux et lourds. C’est pour cette cause que beaucoup délaissèrent leurs cités et leurs propres possessions, gagnant d’autres royaumes, estimant qu’il valait mieux vivre à l’étranger que de s’exposer à un tel danger ».
Grégoire de Tours (538-594), Histoire des Francs.  

Pot de fer et pot de terre
L’histoire de la famille Gauthier inspirerait sans doute La Fontaine…Pour ménager le passage du tram rue de la Gantière, cette famille est lourdement spoliée puisque l’accès aux garages  loués qui la font vivre est gravement compromis. Il n’y a sans doute pas d’autres solutions parce que les élus clermontois n’ont pas su anticiper, mais le mépris dans lequel a été  et est toujours tenue la famille Gauthier est indigne. Une honte !
A propos de la BCIU (Bibliothèque communautaire interuniversitaire)
Je constate et, ce fut notamment le cas pendant le festival du Court-Métrage, que ce lieu actuellement en chantier est fort couramment appelé « médiathèque ».
Ce projet ambitieux qui coûtera cher aux contribuables me semble devoir être respecté dans sa dénomination qui rappelle tout de même l’essence du projet. Une grande bibliothèque dont les premiers usagers seront les étudiants ; une grande bibliothèque qui servira  d’abord l’attractivité des Universités et donc de la ville.
Attention donc aux négligences de langage qui entacheraient cette réalisation dont il faut d’abord souligner le rôle dans la valorisation des connaissances autant qu’un espace de liberté et un outil d’insertion sociale. 
 
Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /Fév /2007 13:30

Question 1 : Ne pensez-vous pas qu’il y ait urgence pour un moratoire sur cette question d’incinérateur ?

La sagesse et la responsabilité imposent de prononcer un moratoire sur la question.

Compte tenu des informations qui sont les miennes aujourd’hui, je suis favorable à un moratoire, donc à une amélioration et révision  du projet actuel auquel il convient absolument de substituer un nouveau projet de traitements des déchets dans les plus brefs délais.

C’est une question de santé et salubrité publiques et si rien n’était fait rapidement, le principe de précaution se retournerait contre les habitants de l’agglomération clermontoise.

Le principe de précaution ne doit pas paralyser les preneurs de décisions ! Si on abandonne l’incinération, on repart à zéro et on se retrouve avec  les déchets…

 

L’actuel projet est déjà dépassé.

Surdimensionné (four unique de 170000 tonnes), il n’incite pas au tri car il ne pourra fonctionner à moins, même si apparemment  le tri sélectif touchera 41% des déchets, et il  joue donc à terme contre  le développement durable. Il est incohérent car il faudra pour le faire tourner importer des déchets, c’est donc un cercle vicieux ; il y a trop d’incertitudes financières et on connaît mal pour cet énorme engin les précautions quant à sa maintenance et à son entretien .

Quelle gestion ? Quel coût ? Quelles surveillance et transparence ? Normes respectées comment ?

 

Il y a urgence  pour se doter d’un outil pour traiter les déchets et on a pris un retard considérable. Et le projet ramené à zéro impliquera un  nouveau retard, de nouvelles études et une nouvelle procédure et encore des euros !

Question 2 Que pensez-vous de procéder à la révision du plan départemental d’élimination des déchets par le Conseil Général ?

Le plan Vernéa a une cohérence au moins sur l’aspect localisation à proximité de la zone de production de la majorité des déchets de la zone d’action du Valtom.

La deuxième révision du plan départemental d’élimination de déchets ménagers et assimilés risque d’être effective après l’éventuelle autorisation du projet Vernéa, ce qui poserait un problème juridique.

Quels élus cependant souhaitent voir arriver les ordures chez eux ? Il y a évidemment une évolution de l’habitat avec le développement pavillonnaire dans certaines zones.

 

L’échelle du département pour traiter les déchets me semble raisonnable et plus sécurisant. Un pôle de traitement des déchets à l’échelle départementale est plus souhaitable que le retour à des décharges mal contrôlées où notamment il y aura  une perte inévitable de produits recyclables. Les communes n’auront pas les moyens de mettre en place des décharges sécurisées sur le plan sanitaire  et les risques  pour la santé seront  multipliés. Installer un pôle de traitement des déchets à proximité de la ville principale du département reste logique.

Question 3 Serait-il judicieux de procéder à la révision de l’actuel plan d’urbanisme afin de rendre impossible la construction d’un incinérateur de déchets dans la zone concernée ?

Avant de renoncer définitivement à Beaulieu sans doute faudrait-il d’abord chercher et trouver un autre lieu consensuellement admis. Beaulieu a le mérite d’exister mais d’autres lieux peuvent être prospectés. Ce ne sera pas forcément facile !

Question 4 Ne serait-il pas indispensable que l’on organisât un véritable débat public où chacun pourrait s’exprimer sur le devenir de nos déchets avec le souci de les réduire à la source et de les traiter auprès des lieux de production

Un vrai débat public doit effectivement être lancé avec une information objective sur les alternatives et non seulement des réunions à charge comme il en existe aujourd’hui. Tenir compte de toutes les données, de toutes les hypothèses, c’est arriver à une des meilleures solutions et c’est la seule démarche vraiment scientifique.

 

Pédagogie, sensibilisation et information devraient être au centre de ces débats car la peur des habitants reposent beaucoup sur une méconnaissance des problèmes.

 

Réduction des déchets à la source : tout doit être mis en œuvre évidemment mais il ne faut pas s’illusionner dans une société dite de consommation ; il importe cependant de susciter des prises de conscience et sans doute développer une législation plus contraignante.

 

Donc oui à un vrai débat démocratique pour lequel la vraie légitimité  de le mener n’existera sans doute qu’au moment des prochaines échéances, les électeurs devant être d’abord respectés et non manipulés.

Je suis sans compétence en  matière de traitement de déchets ; j’ai donc tenté de me constituer une information objective qui a nourri ma réflexion.

 

Aujourd’hui, vous l’aurez compris, ma position n’est pas favorable au projet actuel dont l’incinérateur est surdimensionné et ne s’inscrit pas vraiment  dans une démarche de développement durable.

 

Le problème du traitement des déchets dans l’agglomération clermontoise reste cependant un problème à résoudre sinon dans l’urgence, du moins avec un horizon rapproché pour éviter des conséquences encore beaucoup plus néfastes que celles mises en avant aujourd’hui.

 

Tout doit être remis à plat pour accentuer au maximum le tri sélectif et la valorisation des matières et le recyclage et réduire les dangers. Je crois que les technologies actuelles contrôlées avec transparence devraient permettre d’aboutir à des solutions raisonnables et à un consensus.

 

La politique c’est refuser parfois mais aussi proposer…

 

Par Anne Courtillé - Publié dans : au fil des jours
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