Très beau concert offert par le Chœur Régional d’Auvergne pour l’inauguration de Notre-Dame du
Port. Les voûtes rénovées ont fait écho de façon grandiose à ces voix remarquables.
La restauration de l’église est une vraie réussite. Rappelons, pour ceux qui seraient déconcertés par son nouvel aspect, que la pierre apparente est une invention du XIXe siècle, et qu’auparavant les églises étaient totalement badigeonnées, avec souvent des peintures qui racontaient les grands évènements de la Chrétienté, comme à Saint-Savin dans le Poitou. Le badigeon de Notre-Dame du Port avait été enlevé, il y a plus d’un siècle ; mais des traces en subsistaient, qui ont servi à définir les couleurs du nouveau badigeon qui est une vraie réussite avec ses rehauts qui soulignent les arcs.
L’église a donc retrouvé sa dignité et les touristes vont certainement affluer pour découvrir cette nouvelle parure.
Après avoir fait visiter l’église à des générations d’étudiants, après avoir eu honte de la présenter à certains dans un état indigne, après avoir constaté des décennies d’indifférence à la mairie de Clermont-Ferrand, je ne peux qu’être satisfaite.
Tout en regrettant que ni monsieur Souchon, président du Conseil régional, ni monsieur Godard n’aient cité Valéry Giscard d’Estaing dont le plan de rénovation des églises romanes lancé en 2000 joua évidemment un rôle déterminant. Souchon et Godard cultivent volontiers la mesquinerie et en voici encore un exemple remarquable.
Les sapins ont envahi la place Delille, attendant patiemment les enfants ou les grands qui les
emporteront chez eux au chaud, illuminés de guirlandes et de boules de toutes les couleurs.
La place est belle et sent bon et les passants ne la traversent plus sans rien voir ; ils s’attardent, rêvent un instant, puis repartent vers leurs travaux ou leurs soucis.
Mon beau sapin, roi des forêts,
tu auras un instant arrêté le temps,
semant l’espoir ou le rêve.
J’ai toujours été amusée par la proximité de ces deux mots, alors que je sollicitais les uns et les autres selon les moments. Sorties d’ouvrages, campagnes électorales…
Ces dernières semaines, comme toujours après la parution d’un roman, aujourd’hui La Chambre aux pipistrelles, j’ai rencontré beaucoup de lecteurs au gré de fêtes du livre ou de séances de
dédicaces dans des librairies.
C’est toujours un moment riche de dialogues. Les lecteurs font part de leurs sentiments, ce qu’ils ont aimé, ce qu’ils ont moins aimé…
Et pour un auteur très seul face à sa feuille blanche, ou plutôt maintenant surtout face à son écran, ces échanges sont essentiels.
Donc un grand merci à ceux qui prennent le temps de bavarder, de venir parler de mes héros ou héroïnes, des lieux où je les fais vivre, du plaisir qu’ils ont eu, de me faire des critiques ou des suggestions.
Une cérémonie très particulière hier soir à la cathédrale où des bougies enflammaient la voûte du chœur et mettaient en valeur l’architecture si pure de cet
édifice pas toujours apprécié à sa juste valeur.
Tout le clergé clermontois était réuni pour raccompagner la statue de Notre-Dame du Port dans sa basilique récemment restaurée ; elle avait été en effet provisoirement abritée dans une chapelle du chœur de la cathédrale.
Les clermontois étaient très nombreux au rendez-vous et munis de petits lampions, ils ont accompagné en chantant la petite statue place du Terrail, rue Pascal et rue du Port dont quelques habitants avaient allumé des lampions. Délicatement illuminée pour mettre en valeur ses murs d’arkose blonde, la basilique avait ouvert toutes grandes ses portes pour accueillir une foule qu’elle eut bien du mal à contenir.
Notre-Dame du Port retrouvait ainsi son église superbe, parée de jaune et blanc. Une métamorphose qui surprendra certains mais il ne faut jamais oublier combien les hommes et les femmes du Moyen Age ont aimé la couleur.
Derniers Commentaires