Jeudi 21 janvier 2010
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Pendant 6 ans, au Conseil régional, nous avons pu observer les Verts qui faisaient partie de la majorité. Leurs votes contre
Vulcania, leur peu d’enthousiasme pour les autoroutes ou l’aéroport, ou même le TGV, n’étaient sans doute pas si anecdotiques, car ils révélaient les tendances profondes de ce que l’on nomme
aujourd’hui « décroissance »… Ils faisaient parfois cavalier seul, agaçant visiblement René Souchon. Mais fine mouche, celui-ci
temporisait, acceptant le développement du bio comme avenir essentiel pour l’agriculture, les menus bios dans les lycées et jouant le jeu plus
intéressant des économies d’énergie et autres HQE.
Le jour de gloire au Conseil régional pour les Verts fut, au printemps 2007, le vote de l’Agenda 21, que le groupe UPA
d’opposition ne vota pas, trop conscient que cette affaire, présentée avec un bel habillage de fleurs et de fruits, ouvrait la voie à un changement de société. J’ai retrouvé à la Mairie de
Clermont l’Agenda 21 paré de toutes les vertus par des Verts, participant eux aussi à la majorité de gauche, dont ils sont un peu la cinquième roue du char. Mais chacun doit y trouver son
compte !
Depuis, les élections européennes ont consacré les Verts qui ont grignoté avec appétit le fromage socialiste d’abord…Et
aujourd’hui, le monde politique attend avec une certaine impatience la suite lors des élections régionales. Confirmation ou
débâcle ?
Quand chacun commence à penser aux élections régionales pour lesquelles un choix de listes, on dit 8 aujourd’hui en Auvergne,
sera important, il convient de rappeler quelques réalités sur les Verts. Oh certes, Europe Ecologie s’est dotée, en Auvergne, du candidat le plus sympathique qui soit, Christian Bouchardy, pour
lequel j’ai, comme beaucoup d’auvergnats, beaucoup d’amitié, mais il faut le savoir, il est entouré des écolos les plus radicaux, genre pastèque, bien rouge à l’intérieur.
Les programmes électoraux des Verts, très instructifs, méritent qu’on s’y intéresse. En voici un petit
florilège :
Décroissance, ce qui veut dire plus de chômage et plus de misère. En 2004, une motion résumait cette notion : « pour
une décroissance sélective et équitable : concept à apprivoiser (d’urgence), non à écarter (cf. colloque d’Entropia, la revue de la décroissance).
Sortir du nucléaire, en finir avec l’électricité nucléaire…
Salaire maximal : au-delà de 44000 euros mensuels, taux d’imposition à 80%
New deal écologique et social européen avec emprunt de 1000 milliards pour financer la conversion écologique de l’économie en
Europe
Autogestion : formes de travail collectives, possibilités pour les salariés d’une gestion et d’un contrôle collectif de
l’outil de travail, des modes de production et de la production, transférer du préfet à la population le pouvoir pour un territoire de s’ériger en commune
Education : fin des classes prépas et suppression de la sélection a priori, abandon de toutes formes sexistes dans les
rôles à l’école ou les activités extrascolaires
Armement : plan de reconversion des industries d’armement
Repentance : commission d’historiens avec audit public sur les responsabilités de la France depuis 1945 en
Afrique.
Dépénalisation de la drogue
Contraception gratuite et grève du 3e ventre (pas plus de deux enfants avec baisse des allocations familiales
au-delà).
A chacun de nous de prendre ses responsabilités… Il ne s’agit pas seulement d’environnement, mais bien d’une autre société.
Attention aux chimères des écologistes qui ne valent pas mieux que celles de la gauche.
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