Dimanche 12 février 2012
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11:18
Ce matin, funeste idée, mais je dois être un peu masochiste, j’écoute Europe 1 comme j’en ai l’habitude car il est nécessaire de nourrir son
point de vue en écoutant celui des autres…
J’ai été servie… Monsieur Carlier qui est dit « acerbe mais jamais méchant » selon la présentation par Europe 1, s’excite sur ce pauvre Enrico Macias dont
il se demande comment cet « homme de cœur » a pu soutenir Nicolas Sarkozy… Il délire sur les sans-papiers qu’Enrico Macias aurait aidés grâce à Nicolas Sarkozy. Mais
le pire était la chute quand il imaginait que le lundi 7 mai, lendemain de la victoire de François Hollande, Mireille Matthieu, elle aussi coupable d’avoir soutenu Nicolas Sarkozy, pourrait être
tondue !!!
Pour qui se prend monsieur Carlier ?
Et ce n’était pas fini car les invités de monsieur Faux ont ensuite insisté sur la pathologie du sarkozysme, mise en parallèle avec la pathologie
du Front national… Eux aussi dont j’ai zappé les noms viennent bavasser sur les ondes et craché leur venin assaisonné à la sauce mensonge…
Ces gens-là, comme monsieur Carlier, nous ramènent à des époques que nous croyions révolues. On imagine volontiers les comportements qu’ils auraient pu avoir à la
fin de la guerre… Qui divise les Français, sinon ces porteurs de messages détestables ? Attention danger si vous avez soutenu Nicolas Sarkozy!
Mais quelle nervosité chez ses suppôts de la gauche ! Je croyais que monsieur Hollande avait déjà gagné. Faut-il croire que Nicolas Sarkozy
serait sur une pente ascendante ? Faut-il croire que les valeurs défendues par Nicolas Sarkozy agaceraient ces donneurs de leçons ? Faut-il croire que les sondages
inverseraient la tendance ? C’est évident car s’il y a des chiffres, il y a aussi le ressenti comme en météo. Et le ressenti indique clairement que Nicolas Sarkozy n’a pas perdu loin de là…
Et cela agace ces messieurs qui crachent leur haine de manière indigne d’un vrai débat. Cela suffit, messieurs!
Par Anne Courtillé
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Samedi 11 février 2012
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13:29
Quelques élus de gauche publient une lettre ouverte courageuse au maire de Clermont-Ferrand. Sa teneur résume bien l’atmosphère qui règne à la
mairie, celle d’une fin de règne de monsieur Godard isolé au milieu de son cabinet que certains disent « noir ».
Jeudi nous étions réunis pour un Conseil privé sur l’eau. Le vieux maire lança la réunion en rappelant que nous étions entre nous et donc que ce
n’était le lieu des « effets de manche ». Avertissement qui apparemment ne s’adressait pas qu’à l’opposition…
Personnellement ne voulant pas perturber la présentation fort intéressante de l’Eau dans notre ville par notre collègue Djamel Ibrahim –Ouali, je
décidais de remettre au prochain Conseil la question qui me brûlait les lèvres : « Nous réclamons depuis des années un Conseil privé sur la sécurité. N’est-ce pas
plus urgent après l’affaire Wissam et la démission de madame Saugues, son remplacement par des délégations qui laissent rêveur, le tout indiquant un malaise évident sur ces affaires à la
mairie ? Nous sommes tous concernés! »
L’avertissement du maire s’adressait en fait aussi et surtout à ses troupes… la lettre d’aujourd’hui le confirme! Le vieux maire, en qui je
reconnais de plus en plus mon Comte Drago, est en train de sombrer avec la comtesse Braya… Tiendra-t-il jusqu’en 2014 alors que tout craque autour de lui aussi bien à la Ville qu’à Clermont
Communauté ? Ses combinaisons politiciennes, sa politisation à outrance des instances, sa manière de profiter de ses mandats multiples, ses silences sur des sujets aussi importants que le
tram ou l’incinérateur, tout explose avec violence.
J’avais fait le pari que ce monsieur ne
finirait pas son mandat…Vais-je le gagner ?
Relisez
Le Comte Drago et la Comtesse Braya,
Petit divertissement autour de la vie politique
clermontoise…
Merci Monsieur Godard
d’écrire la suite… la réalité
dépasse souvent la fiction!
Par Anne Courtillé
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Samedi 11 février 2012
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08:36
Quinze jours de grand froid… comme en 1956, comme en… Bref comme depuis toujours, il y a les hivers doux et les hivers rudes.
On a entendu beaucoup de discours sur le réchauffement de la planète, les écolos s’en sont donnés à cœur joie pour nous faire peur. Les historiens savent bien que ces caprices du temps ont
toujours existé bien avant le développement de nos « mauvaises habitudes ».
La cascade du Jardin Lecoq à Clermont-Ferrand
Par Anne Courtillé
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Samedi 11 février 2012
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08:23
Rien de plus décevant que les 30 propositions de Bayrou sur l’Éducation (30 ?). Il constate plus qu’il ne propose.
Il constate l’affaiblissement de l’École de la République, la montée des inégalités scolaires, la « réformite » qui débouche sur un empilement incohérent,
mais que propose-t-il quand il dit « je suis pour une société qui est solidaire avec les enseignants, qui n’instruit pas son procès » ? Quel immobilisme latent et
électoraliste quand il s’engage sur la permanence de leur statut de 1950 ! La société est-elle tout à fait comparable ? Nos enfants et petits-enfants sont-ils ce que nous étions ?
Pourquoi pas "un plan de progrès continu à long terme" ? Belle formule avec l’objectif de: "faire entrer l'école française dans les cinq ans les dix premières
du classement international pour la compréhension de l'écrit, du calcul, des connaissances scientifiques et de la lutte contre les disparités sociales".
Parmi ses priorités figure la maîtrise des fondamentaux: "Je proposerai que tant que cela est nécessaire, 50% du temps scolaire à l'école primaire soit consacré à la maîtrise de l'écrit et à la
langue française". "Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu'il soit garanti qu'il maîtrise la lecture et l'écriture. Et, s'il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de
reconstruire son rapport à l'écrit", a-t-il ajouté. Comment précisément ?
Pour les élèves "en situation de rejet de l'école", "un collège hors les murs" avec des "pédagogies adaptées doit permettre une reconstruction", a-t-il dit. « Collège hors
les murs » c’est poétique, mais comment ?
Quant à la révision des rythmes scolaires avec pas plus d'une trentaine d'heures par semaine, devoirs compris et la création d’un baccalauréat
d'excellence, à la fois littéraire et scientifique. Oui mais comment ? Les 80% de bacheliers, habituels désormais, auront-ils ce bac d’excellence ? Y aura-t-il un bac à deux
vitesses?
Les enseignants seraient séduits par Bayrou… Ils ont raison, ils ne risquent rien en misant sur l’immobilisme et le manque de courage patenté.
Par Anne Courtillé
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Vendredi 10 février 2012
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17:05
Le philosophe contemporain, André Comte-Sponville, qui se définit comme social-démocrate ou libéral de gauche, a écrit dans le Goût de vivre (Albin Michel 2010) «Toutes les civilisations ne
se valent pas, ni tout dans chacune d’elles… Disons le donc tranquillement: de notre point de vue, non d’Européens mais de démocrates, une civilisation qui respecte les droits de l’homme est
supérieure à une civilisation qui ne les respecte pas. Une civilisation qui prône l’égalité des sexes est supérieure à une civilisation qui veut maintenir les femmes en situation d’infériorité et
d’oppression. Une civilisation laïque qui protège la liberté de croyance et d’incroyance est supérieure à une civilisation intégriste…».
Cela en fait-il un nazi ? La gauche droitdelhommiste a l’indignation vive. Pourquoi les mêmes hurlaient-ils
quand Nicolas Sarkozy recevait Kahdafi ou le Président chinois?
Par Anne Courtillé
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