Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 09:32
- Par Anne Courtillé

« Ce qui est sûr, c’est que je pourrais tout recommencer de zéro. Il y aurait un cataclysme, un tremblement de terre, tout serait détruit, je ne serais pas à la rue. Je serais leader. Je dirais au gens : « Ça n’est pas grave, on va faire ci, on va faire ça ». Quand le soleil se coucherait, je dirais « on va se coucher ». Quand le soleil se lèverait, on irait travailler. Parfois, j’y pense. Je ne serais pas démunie, s’il n’y avait plus d’électricité, par exemple, plus de boutique… […]

J’apprécie les bonnes choses mais je pourrais vivre quinze jours en mangeant un bol de soupe […]. Survivre avec rien cela ne me gêne pas. » (Ségolène Royal, Une femme debout).

En ce jour de grève nationale, dirait-elle aux gens qui craignent pour leur emploi ou aux chômeurs «  survivre avec rien cela ne me gêne pas » ? Est-ce le discours qu’elle a tenu à ses amis de la Guadeloupe ?

Au fond elle ne craint rien, le ridicule ne tue plus en France.

Et nous on dit « ouf » car madame Royal à l’Elysée aurait été une catastrophe nationale. A moins que les français n’aient une vocation pour revenir à l’âge des cavernes, ce qui résoudrait effectivement la crise !

Allez un petit effort d’imagination, Ségolène Royal avec une peau de bête imposant  d’un doigt péremptoire (de leader) à son compagnon de souffler sur les braises du feu qui réchauffe la soupe et accueillant Pierre Bergé revenant de la chasse avec Peillon, Rebsamen et les autres…

 

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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 09:25
- Par Anne Courtillé

J'ai vécu, pendant ma carrière universitaire, bien des soubresauts dans une Université agitée, toujours prompte à réagir, depuis que mai 1968 avait secoué les habitudes, et à résister aux tentatives multiples pour moderniser et mettre l’Université française dans les premiers rangs du classement mondial. Après l’explosion de mai 1968, il était évident qu’il fallait avancer et adapter l’Université à un environnement qui ne cessait de changer, tant dans le domaine des connaissances que des perspectives professionnelles.

Un frein redoutable pour l’avenir est l’idéologie marxiste, qui domine largement le corps enseignant depuis la deuxième guerre mondiale, et que décisions et recrutements sont, depuis cette époque, largement inféodés aux syndicats de gauche.

J’observe, aujourd’hui, les réflexes de cette « caste » ancrée sur ses certitudes et ses intérêts, incapable d’accepter les réformes pour construire un véritable avenir pour l’Université et surtout les étudiants.

Dans les années 1970, vils héritiers de 1968, les tenants des sciences de l’Education, des idéologues coupés des réalités,  coupés des réalités, théorisaient des méthodes de pédagogie catastrophiques. Ils  les mirent en pratique, au début des années 1980,  dans les IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres), dont le but était de formater des enseignants avec des méthodes qui ont abouti lentement mais sûrement aux échecs que nous connaissons. La transmission des savoirs était reléguée au second plan au profit d’une animation qui devait prendre en compte l’enfant et ses aspirations, au mépris de l’éducation, au sens noble du mot.

Les socialistes décrétaient en même temps que 80% des élèves d’une classe d’âge devaient réussir le bac et pour obtenir le résultat escompté, tout fut mis en œuvre et le niveau fut abaissé.

Au nom de l’égalité des chances ou plutôt d’un égalitarisme imbécile, la gauche et ses suppôts, très nombreux à l’Université, créèrent une situation désastreuse, aboutissant certes à une explosion démographique des étudiants, mais surtout à une arrivée de candidats mal préparés pour des études supérieures, subissant échec après échec et quittant finalement le système sans aucun diplôme. Complices, les enseignants furent lentement transformés en gardiens de parking ; le chômage se développant, les étudiants régulièrement inscrits à l’Université n’entraient pas dans ses statistiques !

Un beau gâchis organisé au plus haut niveau puisque les ministres, qui se succédèrent, remirent doucement le couvercle sur la marmite après que monsieur Devaquet, bien décidé à réformer le système, ait dû partir sous la vindicte populaire ! Ensuite la gauche comme la droite fermèrent les yeux et parmi les plus lâches, citons monsieur Bayrou, qui, alors réputé à droite, pactisa avec les syndicats de gauche pour avoir la paix, contrairement à Claude Allègre, pourtant de gauche, qui avait bien identifié les maux, et tenta l’impossible ! En vain !

Coupés de la vraie vie, poursuivant leurs utopies ou idéologies, les enseignants trouvaient finalement leur compte dans cette situation. Et malheur à ceux qui osaient ne pas marcher dans la combine. Je sais de quoi je parle !

Aujourd’hui, enfin, les choses semblaient bouger. Voilà les Universités enfin remises au centre du dispositif de recherche et d’enseignement avec en perspective une réelle adaptation au monde actuel.

Mais voilà les enseignants dans la rue où ils entraînent bêtement les étudiants dont les interviews traduisent une vraie méconnaissance des problèmes. Le seul projet des enseignants est de rester frileusement calés sur un statuquo qui ne fonctionne plus, mais leur assure un petit train-train confortable. Ils refusent l’autonomie, la seule voie pour une vraie modernisation de l’Université, et un vrai virage pour que les étudiants aient un avenir.

Les enseignants font de la désinformation contre l’évaluation nécessaire dans tous les systèmes sociaux. Ils crient au loup en agitant les vilains Présidents d’Université qui auraient tous les pouvoirs sur les carrières. Cela ne les dérangeait guère quand c’était les syndicats de gauche qui effectuaient les recrutements avec des méthodes peu dignes dont beaucoup se souviennent dans les commissions dites de spécialistes, dont les usages étaient souvent bien peu démocratiques, faisant passer à la trappe de bons candidats qui avaient le malheur de ne pas avoir de carte syndicale.

Bien sûr le nouveau système n’est pas parfait mais Valérie Pécresse  a montré son aptitude à la concertation. Que ces intellectuels fassent preuve d’ouverture !

Et quant à leur exigence de négociations salariales, c’est de l’indécence ; au moment où beaucoup de salariés du privé sont  inquiets du lendemain, les nantis que sont les fonctionnaires devraient être raisonnables !

 

 

 

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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 15:08
- Par Anne Courtillé
La réunion de l’Association TGV Grand Centre Auvergne, samedi 14 février à Moulins a bien montré que le TGV est devenu une réalité. Rappelons les faits. En septembre 2007, le ministre Brice Hortefeux s’emparait d’un dossier essentiel pour l’Auvergne, celui du TGV auquel on ne croyait plus. La saturation de la ligne Paris-Lyon était une aubaine à ne pas manquer puisque se profilait son doublement. Alors autant profiter de l’occasion pour faire de l’aménagement du territoire au centre dans ce que le secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau a fort bien nommé la « patate vide ». Commençait un long chemin parcouru avec énergie et détermination par notre ministre. Il a abouti, après diverses péripéties, à la loi programme du 4 juin 2008 où sont inscrits les kilomètres de « notre » TGV dans le cadre du Grenelle I. Aujourd’hui, le projet a bien avancé avec la nomination d’un préfet coordonnateur, Dominique Schmitt, préfet de la Région Auvergne, dont la lettre de mission indique la réalisation d’une ligne à grande vitesse en moins de deux heures entre Paris et Clermont-Ferrand en passant par Orléans et Bourges et reliant Lyon. Dominique Schmitt, conduisant un comité de pilotage où siègent les présidents de régions, a donc lancé la machine pour un projet modèle liant enjeux économiques, sociaux et environnementaux dont 9 régions seront bénéficiaires. Cela suppose une vraie équité territoriale, l’étude qui aboutira en 2011 à la phase du débat public, devant insister sur toutes les fonctionnalités, sur la cohésion, la logique d’irrigation, l’impact de la ligne bien au-delà du tracé, les interconnexions… Evidemment, le tracé posera des problèmes de rivalités entre les villes et les régions, d’environnement…Il ne pourra découler que de l’étude préalable et du débat public. RFF (réseau ferré de France) et SNCF sont parfaitement mobilisés sur ce projet d’environnement pour une mobilité durable et pour l’aménagement du territoire avec le souci d’éviter des « poches » vides, même s’ils ne cachent pas les difficultés d’insertion d’une nouvelle ligne en Ile de France. L’arrivée de notre TGV (dernière technologie 360km à l’heure) se ferait à la gare d’Austerlitz car la gare de Lyon est saturée, mais cela suppose aussi des travaux dans cette gare et une amélioration de ses liaisons dans Paris. il nous a été aussi dit que seraient privilégiées les gares existantes, ce qui devrait déjà mobiliser la municipalité clermontoise… Brice Hortefeux et le président de l’Association, Rémy Pointereau ont parlé d’union sacrée et les représentants de RFF et de la SNCF ont bien insisté sur un projet qui ne réussira que s’il rassemble. Quant à l’horizon, c’est 2020. C’est pourquoi l’intervention, lors de cette réunion, de René Souchon ergotant déjà sur la participation de la Région Auvergne était fort mal venue. N’a-t-il pas dépensé bêtement 260000 euros pour une pétition envoyée aux auvergnats à propos du TGV pour faire croire que c’est lui qui mène l’affaire ? Sans doute devrait-il savoir que si le projet du TGV Est a été mené rondement, c’est parce que tous les élus d’Alsace, de Lorraine et de Franche-Comté se sont mobilisés dans un esprit d’union exemplaire. De même les élus de Bretagne viennent-ils de mettre sur la table 1 milliard d’euros pour une ligne grande vitesse jusqu’à Rennes et Brest dans un projet de 3 milliards. Alors les chicaneries de monsieur Souchon sont détestables. Qu’il mobilise plutôt ses chers « amis » car on pouvait tout de même regretter, samedi, l’absence et de monsieur Gouttebel, président du Conseil général du Puy de Dôme, et de monsieur Godard, maire de Clermont-Ferrand.
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 10:41
- Par Anne Courtillé

Un grand merci à tous ceux qui ont pris part à ma peine
d’avoir perdu en une semaine maman et mon beau père.

Je chéris l’espoir que la vie ait un sens. C.G. JUNG

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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 10:11
- Par Anne Courtillé

Il y a quelques années la SNCF proclamait que tout était possible et c’est vrai que chacun a vécu des aventures sur ses lignes qui montraient effectivement que tout était possible…

Nous, Auvergnats, loin du TGV, nous avons observé les faiblesses des caténaires et toutes leurs conséquences sur les lignes dites de très grande vitesse. Nous avons aussi regardé, médusés, les comportements de certains syndicats prenant en otage les parisiens. 

Mais nous n’avons pas à être jaloux avec nos Téoz ou nos Corails, puisque beaucoup d’Auvergnats ont à raconter des aventures en tous genres occasionnant des retards plus ou moins importants et donc des désagréments souvent insupportables.

Je verserai au dossier mes aventures de  l’autre samedi. Tout d’abord, il faut regretter l’unique train de 6h29 pour rallier Paris pendant le week-end. Malheur à celui qui a une réunion à 9 heures, qui doit se rabattre sur l’avion évidemment plus cher. J’avais samedi délibérément fait le choix du train…

A 6h29, heure de départ en gare de Clermont-Ferrand, le train de Paris n’avait pas de locomotive…Après de pudiques explications de « retenue à quai » ou « en gare » par un contrôleur plein de bonne volonté, nous avons appris que le mécanicien ne s’était pas réveillé ! Aucune information sur le temps précis nécessaire, qui doit être tout de même connu des services, pour la mise en place d’une locomotive…Il fut question d’un quart d’heure pour finalement un départ avec 30 minutes de retard.

On rattrapa juste les minutes nécessaires pour que la SNCF ne doive pas rembourser le fameux tiers à partir de 30 minutes de retard…

Cerise sur le gâteau : j’appris que le service de réservation des taxis depuis le train n’existait pas le samedi ! Je fus donc très en retard à ma réunion !

Et le soir, à la gare de Lyon, où, comme le matin un samedi, il n’y a qu’un seul train à 19h01, à l’instant du départ, fut annoncée une panne de locomotive. La locomotive fut changée rapidement et le départ se fit avec 15 minutes de retard…

Et puis, comme on a traîné du côté de Saint- Germain-des-Fossés, nous avions près de 30 minutes de retard à l’arrivée !

Sans compter avec le chauffage qui ne fonctionne pas quand il n’y a pas de locomotive ou qui fonctionne mal, même quand il y a une locomotive !

Bref, ras le bol de ne pouvoir effectuer un voyage sans problème !

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