Samedi 29 octobre 2011
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L’adjoint à l’Urbanisme de la Ville de Clermont-Ferrand constate récemment qu’il n’y a pas de style à Clermont-Ferrand, parle de « patchwork » et conclut
qu’il ne faut donc pas chercher de cohérence. Autrement dit, il a un alibi pour sa politique de densification dans « le style n’importe quoi ».
Pour le patchwork, il n’a pas tout à fait tort, mais à qui la faute ? Depuis 70 ans, c'est-à-dire depuis la guerre de 39-45, grâce à des maires sans culture
urbanistique, Montpied ou Quilliot, dont l’adjoint à l’urbanisme était le maire actuel, monsieur Godard, la ville n’a pas connu de renouvellement urbain digne de ce nom.
Contrairement à beaucoup de villes comme Montpellier, Rennes, Grenoble ou Nîmes… Le soit disant urbanisme a consisté à Clermont-Ferrand à poser des blocs de béton sans se
soucier des perspectives, de la largeur des rues et encore moins de l’existant, avec en prime une évidente négligence pour le patrimoine, aucun inventaire sérieux des bâtiments clermontois
n’ayant été jamais réalisé. Cela rendait plus facile les destructions aberrantes (maisons et villas les plus diverses, jardin botanique…) et la non mise en valeur de
Montferrand, du rare mur dit des sarrasins, ou même tout simplement des boutiques de la rue du 11 novembre, par exemple, avec leurs arcs offrant des vitrines de belle qualité
que la municipalité a laissées engluer dans le plastique… Ajoutons y un parking semi-enterré devant l’ancien lycée Blaise Pascal, un Centre Jaude mal positionné et hideux, les
deux épisodes discordants du Carré Jaude (que je refuse d’appeler « grand »), ou cette politique idiote du très gros bâtiment sur tout petit terrain comme le Conseil général à côté des
préfectures, elles aussi discordantes à souhait, ou son immeuble de bureaux place Michel de l’Hospital, sans oublier le triste marché Saint-Pierre…
Mais arrêtons-là cette regrettable série. Certes il y a eu un léger frémissement qui allait dans le bon sens, avenue de la République, dû davantage aux initiatives
privées qu’à la municipalité et si le nouveau CHRU construit par l’État est beau, il est bêtement positionné au ras de la rue et son accès est difficile en raison de l’absence du tram et de rues
trop étroites et trop bétonnées dans le secteur.
Ailleurs, du béton, toujours du béton, des constructions disparates qui créent souvent des promiscuités insupportables, le jeu
clermontois étant de bâtir un bâtiment, puis un deuxième qui pique la vue du premier et ainsi de suite, voir par exemple les résidences étudiantes sur le plateau Saint-Jacques…une drôle de façon
de « fêter » nos étudiants! Du béton, du béton, peu des respirations par manque d’espaces verts de proximité dont notre ville souffre cruellement… Et on voit
bien que l’adjoint à l’urbanisme ne changera pas sa politique quand il « mégote » déjà le terrain autour d’un futur lycée sur le site de l’ancien abattoir. Nous, opposition, l’avons
incité à prévoir de quoi faire un parc à proximité, complément important pour les lycéens. Réponse : « le terrain coûte cher ». Donc dans ce futur quartier pour lequel on se
gargarise déjà du mot « éco-quartier », il faut s’attendre à une bétonisation à outrance… Comme à Trémonteix et malheureusement sans doute sur les 5 hectares de la friche de
l’hôtel-Dieu…
Pourtant, l’adjoint à l’urbanisme devrait méditer sur la particularité de la démographie auvergnate : les couronnes urbaines y concentrent 26% de la population
contre 20% ailleurs… Visiblement les auvergnats préfèrent s’installer hors de Clermont plutôt que dans la ville même! A qui la faute ?
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